Music is the soundtrack of your life, and life ain't nothing but a long movie !

samedi, octobre 21, 2006

NEWS : The Good German

Entre Point Limite (pour le noir et blanc et le thème de la guerre froide) et Confessions d'un Homme Dangereux (pour l'espionnage et les intrigues tordues), The Good German, réalisé par Steven Soderbergh, avec son grand ami George Clooney, devrait sortir en mars 2007 en France.

Synopsis : Alors que la Seconde guerre mondiale vient de s'achever, le journaliste de télévision américain Jake Geismar (George Clooney) revient à Berlin, où il vécut avant d'être mis dehors par les nazis. Mandaté pour couvrir la conférence de Potsdam, où Truman, Churchill et Staline se partageront le monde en zones d'influences, il retrouve une ancienne maîtresse, Lena Brandt (Cate Blanchett), dont le mari, un scientifique allemand, est activement recherché par l'armée américaine et par l'armée russe. Lena cherche à fuir Berlin avec son mari, et, dans cette ville en ruines où tout s'achète au marché noir, Tully (Tobey Maguire), le chauffeur de Jake, jouit de contacts qui pourraient permettre cette évasion. Mais bientôt le corps d'un soldat américain est retrouvé en zone soviétique, plongeant notre héros dans les prémices de la guerre froide...

On a hâte! :D

mercredi, septembre 06, 2006

La 25ème Heure (2003), de Spike Lee

New York. Monty Brogan (Edward Norton), un dealer de drogue, vit ses dernières 24h de liberté avant de purger une peine de prison de 7 ans au pénitencier d'Otisville. Autrefois l'un des rois de Manhattan, il s'apprête à dire adieu à une vie de faste et de plaisirs, qu'il l'avait également éloigné de ses proches.
Une soirée de départ est organisée en son honneur dans un night-club appartenant à "l'oncle" Nikolaï, un mafieux russe et fournisseur de Brogan. Avant la 25ème heure, Monty va donc régler ses comptes. Avec son père tout d'abord, qu'il ne voit plus beaucoup, et avec qui il va donc tenter de renouer des liens. Avec ses deux anciens potes, Jakob et Slattery ; avec Kostya son homme de main, et aussi Naturelle, sa compagne... dont certains pensent que c'est elle qui a donné Monty aux stups. L'heure tourne, et il ne reste que peu de choix à Monty. Va-t-il sagement subir son destin ou décider de le fuir?
La 25ème heure est certainement l'un des films les plus matures de Spike Lee, qui dresse le portrait coloré (le monologue de Monty face au miroir!) d'une ville unique au monde, et qu'il l'est encore plus depuis la chute des tours du World Trade Center, véritable second plan de ce film-fleuve.
Réalisateur assez militant, Spike Lee en profite toujours pour apporter une touche d'actualité à ses films (la blessure du 11 septembre dans La 25ème heure ; les conséquences dans Inside Man, avec la "bavure" d'un otage sikh pris pour un terroriste arabe!). ; mais au final, La 25ème heure demeure un poème cinématographique puissant et flamboyant, servi par la musique intense du Royal Philarmonic Orchestra et du London Symphonic Orchestra.

Si vous avez aimé :
Inside Man, de Spike Lee
Fight Club, de David Fincher

jeudi, août 31, 2006

Superman Returns (2006), de Brian Singer

Superman revient à Metropolis après cinq ans d'absence, période qu'il a mise à profit pour se pencher sur ses origines et s'interroger sur la nature de sa mission. Le monde a bien changé : plus personne ne croit dans l'utilité de l'homme d'acier. Un désaveu incarné par Lois Lane, désormais épouse et maman, et dont le coeur s'est détourné du sauveur. Face à cette crise de foi généralisée, Superman va démontrer qu'un super-héro a plus que jamais sa place dans l'univers...
Le postulat du film de Brian Singer a de quoi intriguer par son pessimisme et le regard très sévère qu'il porte sur la figure d'un justicier aussi boy-scout que Superman. Mais ce traitement n'est pas anodin, dans la mesure où il fait constamment référence au 11 septembre, point de départ évident de cette retraite de cinq ans. Superman, symbole de l'Amérique triomphante, a perdu tout son éclat, ce que disent littéralement les couleurs ternes de son costume, qui sont celles de la bannière étoilée. Comment croire encore au chamion du nouveau continent lorsque celui-ci n'a pas pu empêcher l'attentat que l'on sait? On peut supposer que c'est ce souvenir traumatique qui motive les réticences des habitants de Metropolis (cité-monde, symbole de la nation tout entière) envers "Supes", de même qu'il a poussé ce dernier à une longue remise en question.
Le projet de Singer se révèle alors dans toute son ambition : restaurer une sorte de naïveté primitive, redonner à Superman sa capacité à émerveiller, faire croire à nouveau en cette silouhette miraculeuse (un oiseau? un avion?). Un mythe dont Singer souligne la portée christique grâce à la voix off de Marlon Brando (c'est à dire Dieu) : "Parce que je crois dans la capacité de l'humanité à faire le bien, je lui ait envoyé mon fils unique." Après la traversée du désert et le combat avec le Diable (Lex Luthor, génial Kevin Spicey) Superman Returns se conclue logiquement par une mort et une résurrection, mais aussi par une paternité aussi trouble qu'inattendue (autre référence à la Bible?).
Brian Singer, désormais expert en super-héro, peut être fier d'avoir fait repartir la franchise de l'homme d'acier sur des bases solides. La suite? "C'est un boulot pour Superman", bien sûr! ;)

Si vous avez aimé :
Batman Begins, de Christopher Nolan
Spiderman 1&2, de Sam Raimi




PRESSE : La culture des fan

Petit édito clairvoyant, paru dans le supplément FanDom, du magazine Score n°21 :

"Pendant longtemps, être fan impliquait de vivre ses objets de culte dans un anonymat total et un rapport quasi-orphelin au monde. Comment se reconnaître dans le miroir univoque tendu par la culture officielle? Et à qui en parler?
[...] Etre fan, aujourd'hui, consiste à partager ses objets de culte avec le reste de la planète. [...] Chaque semaine, les salles sont prises d'assaut par des "films de fan", qui rendent au cinéma ce que le cinéma leur a donné. Ces dernières années ont été celles de la remontée vers le mainstream des cultures de la marge, l'éclatement des dernières poches d'imaginaire alternatif, leur mondialisation accélérée. Du cinéma de Hong Kong aux jeux vidéo, en passant par le comic-book, le message est passé. Les geeks ont gagné!"

jeudi, août 24, 2006

NEWS : Elections anticipées

Barry Levinson (Rain Man, Des Hommes d'Influence) renoue avec la satire politique pour Man of the Year, une comédie inspirée de faits réels, avec Robin Williams et Laura Liney.

Synopsis : Un comédien américain (Robin Williams), Tom Dobbs, présentateur vedette d'une émission politique populaire (genre Karl Zero mixé avec David Letterman), décide de se lancer lui-même dans la politique en se présentant aux élections présidentielles. Conscient du peu de chances qu'il a d'être élu, Dobbs fait une campagne anti-conformiste, burlesque et provoquante. Or, suite à une erreur technique dans le comptage informatique des bulletins de vote (ça vous rappelle quelque chose?...), Dobbs devient effectivement le nouveau Président des Etats-Unis!

A l'instar de Des Hommes d'Influence, Barry Levinson aime montrer le mince rideau qui sépare la politique du show-business (ex: Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger), sauf que cette fois-ci, il le fait en parodiant la récente et trouble histoire politique des Etats-Unis (l'élection de George Bush en 2001).
Après avoir vu la bande-annonce, je peux dire que Man of the Year semble promettre beaucoup d'humour, mais aussi sans doute une certaine réflexion sur la perversion de la politique moderne et l'influence des médias.

premier trailer (en V.O.) : man of the year trailer

NEWS : Imagine

Dirigé par le mystérieux et apparemment débutant Jarret Schaeffer, Jared Leto (Requiem for a Dream, Lord of War) a pris du poids (photo ci-contre!) pour Chapter 27, où il incarne le tristement célèbre Mark David Chapman, quelques jours avant qu'il n'assassine John Lennon...
Ca sent la performance d'acteur extraordinaire, mais qui, manque de chance, arrivera trop tard pour les oscars : le film est prévu pour 2007 :P
Avec aussi la très "Diiiisney" Lindsay Lohan.

dimanche, août 13, 2006

Napoleon Dynamite (2003), de Jared Hess

Certainement LE film-ovni de 2003, malheureusement inédit en France, et pourtant devenu culte aux USA.
Napoleon Dynamite et son frère Kip vivent avec leur grand-mère dejantée dans une petite ville (remplie de personnages tous aussi decalés les uns que les autres) de l'ouest des Etats-Unis. Napoleon appartient a la classe des "geeks", ces ados bizarres et rejetés de tous, au sein de cette institution cruelle qu'est le lycée. Mais Napoleon s'en soucie guère : il dédaigne la plupart des lycéens et les habitants de la ville, qu'il considère - et souvent à raison! - comme des attardés mentaux. Mais comme tout lycéen américain qui se respecte un tant soit peu, il doit se trouver une cavalière pour le bal de fin d'année. Il jette en l'occurence son dévolu sur la bizarre mais sympathique Deb, qui tient un boutique de mode... demodée. C'est sans compter la concurrence de son nouveau meilleur ami (mexicain), Pedro, et la lourdeur naturelle de son oncle Rico, footballer looser, toujours à se méler des affaires de son neveu...
Naopleon Dynamite, a l'instar de American Beauty, botte la fourmilière d'une certaine Amerique profonde, mais avec beaucoup d'humour ; et John Heder, débutant au grand écran, y livre une performance plutôt bluffante, en idiot pas si idiot que ça...
En bref, il s'agit d'un excellent anti-teen movie à l'univers braque, avec comme comme point d'orgue la désormais cultissime scène de danse finale, sur "Canned Heat" de Jamiroquai.
Geek power! Geek is beautiful! ¡Viva el geek!

Si vous avez aimé :
Ghost World, de Terry Zwigoff
Belles a Mourir, de Michael Patrick Jann



jeudi, août 10, 2006

NEWS : ¡ Viva Mexico !

Je profite de mes vacances au Mexique, entre deux visites et/ou voyages, pour me rendre dans un multiplexe, la semaine de la sortie du très attendu (par moi en tout cas) Miami Vice, dernier polar de Micheal Mann, et adaptation de la série TV qu'il a créée. Le film, quoiqu'un peu long (2h15), est une réussite, dans la pure lignée de Heat et Collateral. Mais je n'entrerais pas dans les détails pour vous parler plutôt gros sous ; enfin... petits plutôt :P
Voyons voir... une place de ciné en France oscille entre 6 et 8 euros, 8 et 10 euros pour les multiplexes. Voici ce que j'ai pu me payer avec l'équivalent d'une place de ciné en France (8€) : taxi aller jusqu'au multiplexe (4km=1,3€), place de ciné (3€), pop-corn medium et boisson (2,80€), et taxi retour (1,3€). ¡ LOOOOOOL !

mercredi, juillet 12, 2006

COUP DE GUEULE : Mezimages.com

Il y a quelques temps, j'ai eu la maladresse de changer d'hébergeur d'images en ligne, et de placer les images de fonds de mon blog sur www.mezimages.com, croyant (naïvement) qu'un hébergeur français serait plus sûr et plus stable. Mais au bout du compte, le site a été souvent inaccessible (plantage du serveur ou mises à jour), et donc les images hébergées dessus aussi, et mon blog (avec pas mal d'autres sites) se retrouvait assez souvent à poil.
Dernièrement je commençais vraiment à flipper, et pensais ne jamais retrouver mes images, vu qu'en tapant mezimages.com dans le navigateur, on était redirigé vers un site de sms gratuits, libresms.com!
Hé bien apparemment mes doutes étaient fondés : Mezimages.com est revenu, mais a effacé sans aucun avertissement ni explication (!) l'intégralité des comptes utilisateurs, et donc les photos qu'il y avait dedans! Ca doit surement mettre en perspective leur solgan : "Hébergez vos photos à vie".

NB : à l'avenir, conserver un double des images sur mon disque dur. >:(

jeudi, juillet 06, 2006

Chiens de Paille (1971), de Sam Peckinpah

David (Dustin Hoffman), un mathématicien américain, retourne habiter avec sa femme dans l'arrière pays anglais, aux Cornouailles, pour fuir la violence urbaine des États-Unis. Il engage des ouvriers locaux pour réparer la ferme de leur maison. Ces derniers commencent à tourmenter le couple, mais David, partisan de la non violence, reste passif. Cela s'intensifie jusqu'au jour où ils le poussent à bout...
Voilà un film qui aura mis les feux aux poudres de la critique, en plus de diviser les spectateurs selon leur interprétation de certaines scènes, et ce plus de 30 ans encore après la sortie du film, et malgrès les commentaires du réalisateur et du cast!
En y repensant, il y a une similitude entre Chiens de Paille et les films d'horreur actuels tels que La Colline a des Yeux ou Descent, dans lesquels des personnages en apparence inoffensifs, voire pacifistes (le clin d'oeil aux démocrates dans La Colline...!), sont soumis à des contextes extrêmes qui réveillent leurs bas instincts les plus féroces, et les transforment en rien de moins que des machines à tuer.
N'oublions donc pas le chien qui sommeille en chacun de nous...

Si vous avez aimé :
A History of Violence, de David Cronenberg
Assaut, de John Carpenter